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Le Japon en avril
30 mai 2019

Un mois à Madagascar – 1ère Partie

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Au départ, 2 envies: partir 1 mois seule à l’autre bout du monde et partager le quotidien d’une structure qui accueille des personnes en situation de handicap.

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A l’arrivée, tellement de choses à raconter et si peu de temps pour le faire depuis que je suis rentrée, que j’ai un peu mis tout cela de côté. Plutôt que de gravir la montage en une fois, j’ai décidé de me lancer et j’agrémenterai mon post, au fur et à mesure, d’anecdotes et infos sur ce si beau pays.

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Malgré d’incroyables ressources naturelles (pierres précieuses, charbon…), Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde. Le pays est néanmoins un des premiers producteurs de vanille et de riz (ils en mangent matin, midi et soir). Malgré d’incroyables attraits, le tourisme y est encore peu développé. Les infrastructures touristiques sont quasi inexistantes. L’arrivée au pouvoir du fringant Andry Rajoelina semble néanmoins leur donner un souffle d’espoir.

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Tee shirt de campagne d’Andry Rajoelina. La question demeure: portent ils ces tee-shirts par conviction ou pragmatisme dans un pays où on manque de tout?

La sécurité

Après avoir acheté mon billet d’avion, j’ai tapé « Madagascar » sur Google et là, me suis dit « Oh Bordel !!… Bonté Divine… » (comme dirait mon ami Jean Michel) : L’île rouge a une réputation plutôt sulfureuse.

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J’ai tout lu, tout entendu et honnêtement, au départ, je me suis maudite d’avoir acheté mon billet sur un coup de tête, sans avoir regardé si c’était un pays « safe ».

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Alors, certes il faut être vigilant(e), ne pas avoir de signes de richesses ostentatoires (j’ai renoncé à prendre mon appareil Reflex … d’où une qualité de photos qui laisse un peu à désirer), ne pas sortir à pied une fois la nuit tombée (privilégiez les taxis, de vieux 4L jaunes tout défoncés)..mais finalement, j’ai l’impression que c’était surtout les Malagasys, avec lesquels j’étais, qui me mettaient en garde car pour ma part, je n’ai pas perçu de danger. Le nouveau président veille au grain et dans les régions touristiques, comme le long de la rivière Tsiribihina, on note une présence militaire accrue.

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Les déplacements

Sur Tana, je me suis déplacée en minibus (500 Ariary le trajet soit environ 10 cts). Attention, les panneaux de signalisation sont rares. Je me suis parfois demandée comment j’avais réussi à arriver à bon port! Sinon les taxis sont encore le meilleur moyen de se déplacer. Ce qui m’a fait beaucoup rire c’est que quand on me donnait une adresse, on me disait « tu donnes cette adresse au chauffeur, tout le monde connait ici à Tana ». Bon ben 3 fois sur 4, mon chauffeur ne connaissait pas :-)

Dans les villes de province, on se déplace en tuk tuk ou pousse pousse.

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Comptez 50 cts la course généralement (en ville) pour le pousse pousse.

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En dehors, de Tana, j’ai utilisé une fois un 4X4 pour rejoindre Antsirabe (là c’est le grand luxe). Sinon, juste après, sur l’échelle du confort, il y a les bus Cotisse. Ce sont des minibus confortables, idéal pour de longues distances et très bon marché (ex: 20 euros pour Morondave/Tana, un trajet d’environ 8 heures).

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S’ils sont complets, reportez votre trajet d’une journée mais ne misez pas sur d’autres compagnies. J’en connais qui l’ont fait. Ils ont voyagé au milieu des poules, se sont tassés à 2 par siège (pendant 8h) ou parfois ont doublé le temps de trajet annoncé.

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Télécommunications et paiement

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Vous trouvez des petites guérites partout même dans les coins les plus reculés de l’île. Pour 20 euros par mois, j’ai pris un forfait téléphone + internet chez Orange….un grand luxe là-bas où très peu ont internet. Ils communiquent via Facebook/Messenger, en partie gratuit.

Pour payer (pas le petit commerçant de rue mais les compagnies de bus…donc les sommes les plus importantes), il est bien d’avoir un compte sur Orange Money (gratuit) ou autre opérateur. Les transferts sont faciles et cela évite d’avoir de grosses sommes sur soi.

La nourriture

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Sur ce volet, je serai rapide car pour le coup, je ne peux dire que je me suis régalée… Du riz dur, du riz mou, du riz gluant… Ça dépend si on est le matin, le midi ou le soir. En revanche, nombreux sont ceux qui m’ont conseillé le même resto sur Tana. Je ne l’ai pas malheureusement pas fait: le restaurant/hôtel Sakamanga.

Les Vasas et Les Malagasys

Les Malgaches préfèrent qu’on les appelle les Malagasys car dans « Malgache », ils voient un sens péjoratif donné par les colons : Mal et Gâche. Vous, vous serez le ou la Vasa et si vous n’entendez pas ce surnom, 20 fois dans la journée, vous ne l’entendrez pas une fois!

Antananarivo alias Tana

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Pas grand chose à recommander sur la ville. J’ai fait le Zoo Botanique…laissé à l’abandon. Je me suis baladée dans le quartier de la haute ville. Honnêtement, la ville m’a un peu déprimée.

Une des nombreuses espèces de Lémurien

A défaut de bons plans touristiques, je garde de Tana, le souvenir de nombreuses belles rencontres. J’ai passé environ 1/3 de mon mois sur l’île à Tana pour rencontrer des associations qui accueillent des personnes handicapées. Tous m’ont accueillie les bras ouverts et ont pris le temps de m’expliquer leurs activités et leurs difficultés, notamment de communication avec l’étranger pour nouer des partenariats et obtenir des subventions. J’ai également logé plusieurs jours chez des soeurs (absolument charmantes!) qui dirigent un centre accueillant des orphelins et des jeunes des quartiers défavorisés. J’ai gardé beaucoup de contacts pour ceux qui souhaiteraient les rencontrer et/ou les aider (bénévolat, dons…).

Fabrication de craies aux Orchidées Blanches, la plus grande association de la ville dans le secteur du handicap mental

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Dessin d’un jeune autiste d’une dizaine d’année…juste époustouflant!

La messe du Père Pedro

S’il y a quelque chose à ne pas louper à Tana, que l’on soit chrétien ou non, c’est la messe du Père Pedro. C’est le Fondateur de l’œuvre humanitaire Akamasoa en 1989, il est connu pour le combat qu’il mène contre la pauvreté à Madasgascar. Il y a tellement à dire que je vous file directement le lien qui explique la genèse et l’objectif de la cité: https://www.perepedro-akamasoa.net/akamasoa-action-espoir-et-solidarita/

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Il a une pêche incroyable. 3 environ de messe. Quand on aime, on ne compte pas…même si on ne comprend pas une grande partie du message en Malgache. Beaucoup de chants, de danses. Il s’est tourné à un moment vers les Vasas et s’adresse plus précisément à un groupe de scouts français. Il leur martelait « Il faut mettre le feu les jeunes dans les églises!! Nous quand le pape va venir en septembre nous voir, on va mettre le feu!!! ». J’étais tentée de répondre « oui bon ben tout doux quand même…nous on a déjà cramé Notre Dame… ».

Tout est dit dans cette brève allocution!

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Le sacre du Nouvel Évêque

Le dimanche suivant, alors que j’étais chez les soeurs, je me suis levée à 5H30 pour partir vers 6H30, marcher 1h30 dans les rues des Tana pour rejoindre des milliers de Malagasys (et le Président!) au grand stade et assister au grand sacre du nouvel Évêque Jean Pascal. Chaque quartier (district) a sa couleur. Pour le quartier où vivent les soeurs, c’est le violet. Dans ce genre de célébration, il est donc recommandé de porter sur soi, un élément (foulard, chapeau…) de cette couleur. 4h de messe, de chants, de foule en liesse… et moi en hypo qui commençait vers 13h, à avoir des vertiges. Mais c’était sans compter l’anticipation des plus grands de l’orphelinat qui nous avaient préparé de délicieux beignets.

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